MANIFESTES EN SÉRIE _réalisé par Hugo Latulippe, Charles Gervais et Pascal Sanchez

Véritable tour du monde québécois, odyssée politique montée sur des musiques qui font taper du pied, MANIFESTES EN SÉRIE trace un portrait subversif et résolument moderne du Québec des années 2000. Sur quatre saisons, Hugo Latulippe et son équipe ont sillonné le pays afin de fréquenter ces visionnaires — apôtres du petit pas et déplaceurs de montagnes — qui façonnent l’avenir dans les secteurs-clés de l’activité humaine. Ces gens de résistance donnent le goût de changer le monde. Un geste à la fois. Dans l’humilité du quotidien ou sur la place publique. À l’ère de l’Homo sapiens turbo, ils écrivent, bâtissent et cultivent des manières pour que l’humanité progresse. De 1000 façons, avec les mains ou avec les mots, ils incarnent une alternative à la mondialisation des marchés. Cette série est un appel à l’action citoyenne. Un chant d’espoir.
Coffret DVD en vente partout. Site officiel.
Projets en cours
PARMI LES PAUVREs _réalisé par Pascal Sanchez

En suivant au quotidien des trajectoires de touristes étrangers qui vont visiter les bidonvilles de Rio, « Parmi les pauvres » veut explorer un phénomène nouveau; « le tourisme réalité ». Les protagonistes de ce film appartiennent à des mondes que tout oppose. D’un côté nous avons les favelados. De l’autre le touriste qui, en plus d’avoir de l’argent, pousse l’audace jusqu’à vouloir aller à la rencontre de celui qui n’a rien ou pas grand-chose pour vivre. En allant au delà des clichés sur le touriste profiteur et insensible, le film veut explorer les enjeux que soulèvent le développement de ces incursions dans les territoires encore inexplorés de la pauvreté.
Le phénomène des « favelas tours » repousse les frontières du tourisme traditionnel tout en questionnant notre relation à la pauvreté dont le spectacle régulier à la télévision semble toujours un peu irréel. Le développement du tourisme réalité est probablement aussi une forme de soulagement devant la culpabilité et l’impuissance que nous ressentons à voir les autres se débattre avec la misère. Pourquoi ce besoin de contact avec réalité ? Est-ce un début d’engagement ? Mais dans ce cas pourquoi aller si loin de chez soi ? « Parmi les pauvres » veut explorer les réponses à ces questions en partageant le quotidien de touristes québécois en voyage à Rio.
Mer de dieu _réalisé par Hugo Latulippe

Verrons-nous, de notre vivant, la fin de la pêche en mer ? Connaîtrons-nous la fin de la vie océanique ? Loin de représenter des préoccupations spécialement alarmistes, ces questions se posent maintenant tous les jours entre pêcheurs, autour d’une bière, d’un verre de rouge ou de quelque chose de plus fort encore, dans les petits ports de pêches, comme les plus grands. 2e chapître d’un bestiaire. Mer de Dieu est tourné en mer au large de la France, de l’Espagne, de la Mauritanie, de l’Australie, du Canada et du Japon dans des communautés très différentes et même que tout oppose. Le thon rouge les unit.
LA REINE MALADE _réalisé par Pascal Sanchez

Sur un territoire lointain des hautes Laurentides, un homme travaille à ramasser des ruchers. La nuit tombe lentement sur une journée de labeur. L’homme s’appelle Anicet Desrochers, il est apiculteur. Il connaît la force de sa passion pour les abeilles et depuis quelques années, il est inquiet. En effet, ces insectes, indispensables à l’équilibre de l’écosystème et à sa reproduction, meurent par millions sans que personne ne comprenne exactement pourquoi. L’hécatombe n’épargne aucun endroit de la planète; Amérique, Europe, Asie... etc, tous les continents sont touchés. En suivant Anicet et sa famille, au quotidien et au fil des saisons dans son petit coin du Québec, le film invite à la découverte d’un métier ancestral tout en cherchant à comprendre les raisons d’un désastre, encore largement ignoré du grand public, dont les conséquences menacent les colonies d’abeilles et les fondements mêmes de l’agriculture.
Apocalypse Noire _réalisé par Hugo Latulippe

Nous savons tout ce qu’il faut savoir sur les ravages du sida. Le virus a terrassé 35 millions d’humains à ce jour. La richissime Amérique le sait. L’Europe civilisée le sait. Le vertueux Vatican le sait. Les membres des conseils d’administration et les actionnaires de Boehringer Ingelheim, Bristol-Myers-Squibb, GlaxoSmithKline, Merck, Hoffman-Laroche et Abbott le savent. Les Nations-Unies le savent. Nous chiffrons l’hécatombe dans le détail depuis des années, nous archivons le nom des disparus, le nom de villages décimés (ce sera bientôt des nations et des ethnies) et surtout, nous avons les moyens techniques et financiers d’enrayer le sida. Néanmoins, les convois se multiplient, entre les villes et villages d’Afrique et leurs cimetières.Tourné sur les routes de l’Afrique subsaharienne, ce film est tourné sur les routes du territoire lumineux des origines de l’humanité. Voyage au bout de la nuit de l’Apocalypse noire, dans l’arrière-cours de l’Occident, sur le continent-mine, le continent-dompe.
Le Nouveau Monde _réalisé par Charles Gervais

Le Nouveau Monde est un portrait de la résistance des damnés des Amériques. Des récits entrecroisés nous plongent au cœur d'une utopie encore en chantier. Des New Black Panthers de Détroit à Evo Morales en Bolivie, en passant par le Rio Grande et le Québec, on suit les combats des exclus qui se battent pour faire partie de l'Histoire. Une rencontre avec ceux qu'on ne peut plus continuer à oublier.
Millions of Us in love _réalisé par Hugo Latulippe

À l’ère de l’instantanéité, lorsqu’un bus explose de l’autre côté du monde, la déflagration se répercute ici, dans leurs vies, dans la rue, dans le quartier. Au café du coin, dans le bus, à la poste. Leurs quotidiens sont marqués au fer rouge par ce qui se passe là-bas, ailleurs, en Israël ou en Palestine. Qu’ils soient nouveaux arrivants, détenteurs de la double-nationalité ou alors qu’ils aient la moitié de leur famille là-bas... à certains égards, il apparaît que par une sorte de complexe de simultanéité, même montréalais, parisiens, new-yorkais ; ils vivent en Terre Sainte. Depuis les premières années de l’immigration sioniste, le Proche-Orient est un volcan. Il prend feu, encore et encore, comme une interminable métaphore, comme un conflit étalon entre deux frères génériques, deux frères-types, hantés par leurs monstres. Et désormais, tous les jours la lave coule jusqu’ici.

